ON N’ NEGOCIE PAS LES SALOPERIES ! RETRAIT TOTAL DU PROJET EL KHOMERI !

Hasta la victoria siempre ! –

Capture d’écran_2016-03-09_11-10-21

Par G. Gastaud et J. Hernandez

A Paris, Lille, Marseille, Grenoble, Boulogne-sur-Mer, Nice, Brive, Toulouse, Albi, etc., des militants franchement communistes du PRCF et des JRCF ont apporté leur soutien aux manifestants CGT, FSU, FO, SUD, ainsi qu’aux lycéens et aux étudiants fort nombreux et déterminés qui appellent au retrait du projet gouvernemental de destruction du Code du travail. CE N’EST QU’UN DEBUT, tout annonce un printemps très chaud, d’autant que par ailleurs les paysans, massacrés par la grande distribution capitaliste et par l’ « économie de marché où la concurrence est libre et non faussée » chère à l’UE, ne désarment pas.

Partout, ambiance très combative, forte mobilisation ouvrière et estudiantine malgré des conditions atmosphériques parfois pénibles, détermination à aller jusqu’au bout pour le RETRAIT du projet gouvernemental que seul des « syndicats » collabos peuvent juger « améliorable », comme ils ont déjà jugés « améliorables » avec les résultats qu’on sait, les contre-réformes sur les retraites, la Sécu, l’ANI, les allocations chômage, etc. A noter qu’à Lille, le slogan lancé par le PRCF en 2003 « C’est pas au patronat de fair’ la loi, La vraie démocratie, elle est ici ! » continue de faire un tabac, ainsi que l’Internationale lancée par certains syndicats CGT.

Le PRCF a joué son rôle d’avant-garde en diffusant des milliers de tracts, en expliquant que le projet Khomeri n’est rien d’autre que la traduction en français de la lettre de sommation adressée en anglais au gouvernement français par l’ancien ministre français et socialiste Moscovici au sujet de la libéralisation urgente du marché du travail français. Pour s’en prendre efficacement au gouvernement Valls-MEDEF, le mouvement social doit aussi accuser l’Union européenne, cette machine patronale à détruire les acquis sociaux à l’échelle continentale.

Le PRCF a aussi popularisé sa proposition soumise au débat du mouvement social d’une grande manifestation de combat fédérant l’ensemble des résistances aux mauvais coups de Valls-MEDEF, de l’UE et de la droite UMP : celle-ci soutient le projet Hollande, prend les lycéens pour des demeurés « manipulés » (déclarations de Sarkozy) et surenchérit en multipliant des annonces ultraréactionnaires contre le droit du travail, contre le statut des fonctionnaires, contre les retraites et contre l’emploi dans les services publics. Face au BLOC du gouvernement PS, de l’UE, du MEDEF, de l’UMP et – mezzo voce – du FN (Marion Le Pen a déclaré ce 9 mars sur France-Inter qu’en réalité, le FN accepte l’idée de la retraite à 65 ans pour obtenir le taux plein…), il faut que germent, par les manifs, les grèves reconductibles, un large mouvement « tous ensemble et en même temps » n’excluant aucune forme de lutte de masse. Pour y parvenir, il importe de ne pas inclure dans le front syndicat en construction les spécialistes en trahison sociale que sont les directions de la CFDT et de l’UNSA.