PRCF -INFO LUTTES

N° 48 
Novembre - Décembre 2016

 

TU VIVRAS, COMMANDANTE !

dans nos cœurs, et plus encore dans nos luttes pour la renaissance communiste et pour la résistance populaire.

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Les grèves en cours

Grève au Centre des Massues (Croix Rouge) à Lyon le 25 novembre 2016

Grève SNCF sur l’axe Dijon – Paris du 25 au 28 novembre 2016

Grève à la Banque de France du Centre-Val de Loire le 25 novembre 2016 Grève des trains SNCF en Rhône-Alpes du 24 au 28 novembre 2016

Grève à l’hôpital du Scorff à Lorient à partir du 23 novembre 2016

Grève à la SNCF en Centre-Val de Loire du 23 au 25 novembre 2016

Grève au Malamok à Le Guilvinec du 22 au 25 novembre 2016

Grève dans les stations-service de Guadeloupe dès le 22 novembre 2016

Grève des pompiers de l’Hérault dès le 22 novembre 2016

Grève à la marie de Biguglia depuis le 22 novembre 2016

Revue de presse des luttes :

 

CGT Cheminots de MIRAMAS

De notre correspondant local
Le syndicat CGT Cheminots Miramas organise le samedi 3 décembre 2016 à 18h à la salle des fêtes Pierre Tristani de Miramas un "Meeting Cheminots".
Cet événement, organisé par le syndicat, sera l'occasion de débattre des politiques de casse des services publics en Europe, et notamment des chemins de fer.
Participerons à ce meeting des camarades des syndicats RMT (Grande Bretagne) et CGSP (Belgique) qui expliqueront, les conséquences des différentes réformes du rail que les cheminots de leurs pays ont subi... et les combats qu'ils ont et qu'ils mènent toujours pour s'opposer à la casse de leur outil de travail et de leurs emplois !!
A travers leur témoignage vous pourrez vous rendre compte que les 
attaques qu'ils subissent dans leurs contrées fragilisent et dégradent le service public ferroviaire au quotidien.... ces mêmes attaques découlent de réformes qui ressemblent fortement à celle contre laquelle nous nous sommes battus en juin 2014 !!
La solidarité et les luttes n'ont pas de frontières....

Grenoble: un militant CGT condamné pour distribution de tracts et message de soutien du PRCF 38

  • Newsletter BFMTV - 22/11/2016

Un militant CGT a été condamné à 500 euros d'amende avec sursis pour organisation de manifestation non déclarée. Il distribuait des tracts à un péage autoroutier.

"Je suis condamné pour une définition de la Cour de cassation". Pour le militant CGT Pierre Coquan, le verdict a du mal à passer. La cour d'appel de Grenoble l'a condamné mardi à 500 euros d'amende pour organisation de manifestation non déclarée.

En août 2010, il avait organisé une distribution de tracts sur la réforme des retraites au péage de Villefranche-sur-Saône sur l'A6. Jugé par le tribunal de Villefranche-sur-Saône et la cour d'appel de Lyon, il avait été par deux fois relaxé.

Mais le 9 février dernier, la Cour de cassation a jugé que la cour d'appel de Lyon avait violé la loi en estimant qu'une manifestation devait s'accompagner de chants, de banderoles et de slogans. Selon elle, les textes ne sont pas en accord avec cette définition.

Débat autour de la définition

Une manifestation est "un rassemblement, statique ou mobile, sur la voie publique, d'un groupe organisé de personnes aux fins d'exprimer collectivement et publiquement une opinion ou une volonté commune", a clarifié la chambre criminelle de la Cour de cassation.

En septembre dernier, l'avocate générale de la cour avait appelé à "réduire le plus possible" la définition de manifestation, pour éviter que les libertés individuelles ne soient atteintes.

L'avocat du prévenu avait noté, lors de cette même audience, que "c'est la première fois que la Cour de cassation définit ce qu'est une manifestation". De son côté, le militant condamné n'accepte pas sa condamnation et affirme qu'il va à nouveau se pourvoir en cassation.

Message de soutien du PRCF 38

Chers camarades, Nous apprenons qu'un camarade de la CGT vient d'être scandaleusement condamné pour son action syndicale. Ce jugement inique s'ajoute à l'aggravation des condamnations qui frappent l'action syndicale depuis des mois (Air France etc...). Un vent mauvais souffle sur notre pays. On a vu pendant la lutte contre la loi El Khomri le déchaînement de propos et d'actes dirigés contre la CGT. Le PRCF a d'ailleurs lancé une pétition Appel contre la haine de classe anti-CGT qui a rencontré un fort écho.
La fascisation dénoncée par le PRCF est une réalité incontournable. La campagne des primaires de la droite confirme la radicalisation du capital.
La thachéro-lepenisation menace les libertés syndicales et démocratiques obtenues de haute lutte. L'UE apparaît de plus en plus nettement comme l'arme de classe qu'elle est contre le mouvement ouvrier et populaire. Seule la lutte pourra faire reculer cette offensive patronale et celle de ses "fondés de pouvoir".
Le PRCF exprime sa solidarité de combat avec le camarade injustement frappé.
Fraternellement,
Le PRCF38

 

Bibliothèques de Grenoble en lutte !

Communiqué

Non aux fermetures des bibliothèques de Prémol, Hauquelin, Alliance

Dans le cadre de son plan d’austérité, la municipalité grenobloise a notamment décidé de supprimer 3 bibliothèques et 13 postes pour des raisons économiques. Pour se justifier elle met principalement en avant la baisse des dotations de l’État aux collectivités.

Ils ne font pas des économies, ils font des choix !

Votation citoyenne : La municipalité se donne les moyens de financer des boites à livres, pour un budget correspondant à celui des achats des 2 bibliothèques déjà fermées.

Numothèque : "(bibliothèque numérique)"
L’État fait le choix de soutenir financièrement le développement du numérique alors même que le bon fonctionnement des collectivités locales est mis à mal par la baisse de ses dotations.
Lorsque, bientôt, s’arrêteront les subventions pour la Numothèque, comment la municipalité maintiendra ce projet qu’elle n’aura plus les moyens de financer ? En fermant des bibliothèques ?

En plus des fermetures de bibliothèques, 13 postes seront supprimés. Nous dénonçons les effets de communication qui cherchent à faire croire aux grenobloi(se)s qu’ils auront un meilleur service avec une diminution de près de 10 du personnel.

Nous souhaitons rappeler :

Que les 14 bibliothèques du réseau, pensées géographiquement pour desservir tous les Grenoblois, dans la proximité, ont toutes leur rôle à jouer. A la croisée du culturel, du social et de l’éducation, nos missions servent l’ensemble des citoyens. Dans une société où l’espace est de plus en plus privatisé, les bibliothèques demeurent des lieux d’accueil, ouverts à tous, gratuits, qui contribuent à lutter contre l’isolement et la fragmentation sociale.

En plus des ouvertures au public, les bibliothèques accueillent des groupes scolaires, des structures « petite-enfance », des clubs lectures, des groupes en apprentissage du français, des associations, des personnes âgées, des personnes en situation de handicap, etc. Par ailleurs, les livres n’arrivent pas par miracle sur les étagères de la bibliothèque et les animations ne se réalisent pas en un claquement de doigt.

Il est inadmissible de fermer 3 bibliothèques lorsque l’on prétend que l’éducation est LA priorité de la ville !

Lutter, se battre et gagner !

Ensemble, défendons les services publics pour l’ensemble des Grenoblois-es

Nous exigeons l’abandon de ce plan d’austérité, le maintien d’un service public de qualité et de proximité, que cesse la dégradation de nos conditions de travail et la précarité de l’emploi.
Rejoignez-nous, des actions sont en cours et d’autres sont à construire ensemble.

Lutte gagnante à Émergences !

 

La longue lutte des salarié-e-s d’Émergences contre le licenciement d’un collègue, salarié de la structure depuis 9 ans et représentant du personnel au CHSCT, vient de s’achever sur une victoire. Notre collègue Rémy ne sera pas licencié. C’est un immense soulagement et une énorme joie pour lui et pour celles et ceux qui se sont mobilisé-e-s depuis de longues semaines pour qu’il n’y ait pas de nouveau licenciement dans notre structure. La frénésie répressive de la direction a été stoppée et tou-te-s les salarié-e-s d’Émergences peuvent s’en réjouir et s’en trouver rassuré-e-s.

 

L’Inspection du travail a notifié à la direction d’Émergences son refus d’autoriser le licenciement. Le licenciement est jugé non-fondé et abusif et un lien est établi entre la procédure engagée et le mandat de notre collègue au CHSCT.

 

Les « faits graves » et les « agissements répétés » sur lesquels la direction d’Émergences prétendait se baser se sont révélés introuvables. Il aura fallu quatre semaines de grève, un avis unanime du Comité d’Entreprise contre le licenciement, une pétition signée par plusieurs centaines de militants et de responsables syndicaux et l’intervention de l’autorité administrative pour que la procédure soit abandonnée.

 

C’est un considérable gâchis pour une structure comme la nôtre qui défend la santé au travail et la défense et l’élargissement des droits des salarié-e-s. Il est aussi particulièrement lamentable que la direction d’Émergences ait cru bon d’utiliser « l’éthique » et la lutte contre le harcèlement sexuel et moral dans une sale affaire de licenciement d’un représentant du personnel. La lutte pour la dignité des femmes et pour l’égalité professionnelle femmes-hommes est trop importante pour être confiée aux licencieurs de tous poils.

 

Les ex-grévistes d’Émergences.

 

 

Il manque des dizaines de profs

Le Parisien>Virginie Wéber|22 novembre 2016,

 

« Depuis le début de l'année, l'équivalent de 44 postes à temps plein est non pourvu dans les collèges et lycées du Mantois », s'alarme Michel Chastan, secrétaire général départemental de la Fédération syndicale unitaire (FSU). 83 jours après la rentrée, le non-remplacement des enseignants absents préoccupe le corps professoral. « Il faut se rendre compte que ce chiffre représente un établissement comme celui du collège Jules-Ferry à Mantes-la-Jolie », regrette Michel Chastan.

 Du côté de l'inspection académique, « on n'est pas dans le même ordre de grandeur ». René Macron, directeur académique adjoint dans les Yvelines, annonce « une quinzaine de cas à Mantes-la-Jolie, dont la moitié est en cours de règlement ». Pour autant, la situation est loin d'être isolée et épisodique. La plupart des établissements du Mantois ne peuvent assurer des heures d'enseignement chaque semaine : douze heures en technologie au collège Galilée de Limay, huit en anglais au collège de la Vaucouleurs de Mantes-la-Ville. Les lycées ne sont pas épargnés. La FSU a répertorié notamment quatre profs manquant à Jean-Rostand à Mantes-la-Jolie et un à Porcheville.

« On n'est pas content de la situation, surtout qu'elle n'est pas nouvelle », regrette Mikaël Tane, administrateur de la FCPE des Yvelines qui s'appuie notamment sur les chiffres de la plate-forme nationale Ouyapascours. Créée en 2009, elle permet aux parents de signaler l'absence d'un prof. Mikaël Tane indique y avoir comptabilisé « 9 515 jours de cours perdus depuis le 1er septembre sur le département ».

À la CAF des Bouches-du-Rhône, des tickets dans la file d'attente se revendent pour quatre euros

France Bleu Provence

Invité de France Bleu Provence matin, le secrétaire CGT de la Caisse d'allocations familiales (CAF) des Bouches-du-Rhône affirme que pour éviter de faire la queue dans les files d'attente, certains allocataires rachètent des tickets.

Les agents des Caisses d'allocations familiales (CAF) sont en grève ce mardi pour protester contre la dégradation des conditions de travail et pour obtenir une revalorisation des salaires.

Dans les Bouches-du-Rhône, on estime à 115.000 le nombre de dossiers en attente "malgré des réorganisations". Et Lionel Zaouati, secrétaire CGT de la CAF des Bouches-du-Rhône, déplore la fermeture de la Caisse à Marseille tous les jeudis, pour "concentrer les effectifs et réduire les retards".

Des tickets dans les files d'attente se revendent jusqu'à 4 euros

Invité de France Bleu Provence ce mardi matin, Lionel Zaouati a expliqué que certains allocataires "font la queue dès 6h30 à Marseille" et que pour attendre moins longtemps, "des tickets se revendent 4 euros".

"C'est une situation terrible" conclut le délégué syndical.