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N° 50 – Décembre 2016

 

Programme Fillon,

aggravation de la politique Hollande-Valls !

A les lire de près, on ne peut que constater que les mesures proposées par l'ancien 1er ministre de Sarkozy vont aggraver les politiques d'austérité de Hollande-Valls : poursuite de la disparition des services publics, fin de tout emploi stable et réduction comme une peau de chagrin de notre Sécurité Sociale ce qui pourrait amener nos concitoyens à débourser au moins 1000 à 1500 € d'assurance privée par an pour être bien remboursés, à quoi il faut rajouter l'augmentation de la TVA de 2%. En ce qui concerne les retraites, application des accords de Lisbonne signés sous le gouvernement PS- Jospin. L’âge de départ à la retraite fixé à 65 ans avec 44 annuités signifie qu’un jeune qui trouve du travail en CDI à 23 ans aura une possible retraite à taux plein à 67 ans. Fin des 35 heures auxquelles s’ajoute la suppression de 500 000 fonctionnaires. Comment dans ce cas renverser la courbe du chômage ? Que dire des énormes profits pour les patrons grâce au non-paiement des heures supplémentaires 

Privatisation galopante des services publics avec augmentations énormes des tarifs publics et de transport. Tout cela aboutira à environ 30 à 35% de baisse du pouvoir d'achat pour les salariés. Les pensionnés et retraités subiront une perte de pouvoir d'achat de l'ordre de 20% ce qui va provoquer un énorme recul de notre société et l'explosion du nombre d'exclus et de la mendicité. Malheureusement, nous devons ajouter à ce programme la quasi-suppression des indemnités chômage, la destruction du «collège unique» et l'envoi des fils de prolétaires à nouveau vers l'apprentissage dès l'âge de 14 ans qui va entraîner un énorme afflux de jeunes travailleurs sur le marché des chercheurs d'emplois.

Bref, c'est un programme de destruction de toutes les spécificités françaises qui va de pair avec une marche vers l'esclavage. Cette méga-austérité prônée par Fillon, (Valls, Montebourg et Macron mettraient eux aussi en place sous des formes différentes) va encore réduire les débouchés de la production, donc déstabiliser un grand nombre d'artisans et de commerçants de proximité en augmentant le chômage et en faisant l'affaire des «gros». Cette méga-austérité va avoir un impact sur la consommation des ménages et sur la croissance de notre pays. La production sera moindre du fait de ces mesures restrictives qui permettront aux seuls grands monopoles internationaux de tirer leur épingle du jeu, surtout avec le TAFTA (GMT) et le CETA qui déverseront les surplus de production des USA et du Canada sur le territoire de l'UE. Les petits artisans et commerçants seront eux aussi broyés par la course aux profits.

Qui des candidats en lice (singulier) pour les présentielles, de droite et d’extrême droite, du PS et Macron le candidat des banquiers, pourra inverser cette donne sans vouloir quitter l'euro et l'UE ? Ils seront tous soumis aux tristes directives européennes. C'est l’impératif de la RÈGLE D’OR de la concurrence libre et non faussée. Seul le candidat des insoumis propose une renégociation des traités en indiquant «L'UE on la change ou on la quitte».

Les programmes Fillon, Valls, Montebourg, Macron, s'inspirent des directives de Bruxelles qui dévastent le produire en France et les acquis sociaux (code du travail), statuts, Sécu, retraites, indemnités de chômage, services publics, finances communales…

En ce qui concerne le programme du FN, sous couvert d'un programme de gauche, M. Lepen nous propose un programme d'exclusion et de haine. Elle ment quand elle affirme démagogiquement être « socialement à gauche », quand elle évoque la sortie de l'UE. Marine Le Pen est économiquement et socialement à l'extrême droite. Elle est réactionnaire et conservatrice. Elle est dans le camp des Milliardaires.

Face à cette attaque en règle contre les travailleurs du public et du privé, le PRCF propose de forger un Front Antifasciste, Patriotique, Populaire et Écologique pour sortir de l'euro, de l'UE, de l'OTAN et du capitalisme.

 

 Message de soutien de la commission Luttes du PRCF

aux camarades condamnés d' Air France.

Le PRCF et sa commission Luttes dénoncent la décision inique du Tribunal de Bobigny qui viens de condamner à des peines de prison allant entre trois et quatre mois avec sursis avec amendes trois camarades d'Air France dans l'épisode de la «chemise arraché». Ils dénoncent également les amendes infligées à onze autres camarades sous l’accusation de dégradation ainsi que le camarade qui a été partiellement relaxé.

Encore une fois, démonstration est faite que la justice de notre pays est du coté des puissances d'argent aux ordres du pouvoir. Leur seul objectif est, de faire baisser la tête aux travailleurs et les empêcher de défendre leur droit et leur travail, pour permettre aux grandes entreprises et au MEDEF toutes liberté d'action pour détruire les emplois, engraisser la finance et les actionnaires.

Les luttes quotidiennes qui se développent dans les entreprises montrent que les travailleurs avec les organisations syndicales de luttes ne laissent pas intimider et se mobiliseront contre les atteintes aux libertés démocratique et syndicales.

Le PRCF et sa commission Luttes apporte son soutien aux travailleurs d'Air France et à tous ceux qui sont ou qui ont été condamnés par une justice au service du grand capital.

 

 

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Les grèves en cours

Grève des agents municipaux de Charenton dès le 6 décembre 2016

Grève à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines le 6 décembre 2016

Grève à la Poste sur le secteur de Tergnier le 6 décembre 2016

Grève à l’hôpital Jean-Verdier à Bondy dès le 6 décembre 2016

Grève à l’EHPAD de l’hôpital de Wattrelos du 5 au 9 décembre 2016

Grève des bus et trams STAN à Nancy du 3 au 6 décembre 2016

Grève chez Air Tahiti Nui à partir du 2 décembre 2016

Grève chez Smurfit Kappa à Etampes depuis le 1er décembre 2016

Grève des bus et métros TCL à Lyon dès le 28 novembre 2016

Grève des éboueurs de La Domitienne depuis le 28 novembre 2016

REVUE DE PRESSE

DES LUTTES ET MANIFESTATIONS

Convergence internationale à Miramas

contre la casse du service public ferroviaire

Source : correspondant local du PRCF

La gare de triage de Miramas, dans les Bouches-du-Rhône, est la plus grande de tout le sud-est de la France. Le syndicat local CGT des cheminots y est une force qui compte, localement et nationalement.

Dans le cadre des menaces qui pèsent lourdement sur le transport ferroviaire en France, le syndicat CGT des cheminots de Miramas a organisé, le 3 décembre, dans la salle des fêtes de la ville, un meeting qui a rassemblé près de 200 personnes, en grande partie cheminots et cheminotes.

A la tribune avaient pris place le secrétaire général du syndicat cheminots de Miramas ainsi que 2 invités étrangers, Jordan Croeisaerdt, représentant syndical de la CGSP Cheminots de Bruxelles, et Brian Pascoe, membre de la commission nationale du « RMT » anglais. Les trois dirigeants syndicaux ont en détails expliqué les coups portés depuis plusieurs décennies, dans leur pays respectif, au service public du transport ferroviaire, tant au point de vue du transport des voyageurs qu’au point de vue du transport de marchandises. Ils ont aussi décrit les très graves menaces qui pèsent en France sur la SNCF dans les années qui viennent avec la déréglementation en cours et l’ouverture à la concurrence en 2020.

Brian Pascoe, parfois avec humour, souvent avec émotion, a décrit la situation catastrophique où en est arrivé le transport ferroviaire en Grande-Bretagne, victime au premier rang de l’inhumaine politique d’austérité de Margaret Thatcher il y a déjà 30 ans. Comme l’avait déjà un peu souligné le syndicaliste belge, il a, lui, violemment dénoncé les responsabilités de l’Union Européenne dans ces atteintes portées, en fin de compte, à travers ces dérégulations et privatisations, au bien-être des populations. Brian nous a dit son accord et son engagement pour le « Leftxit », sortie « par la gauche » de l’Angleterre de l’UE plutôt que du « Brexit », porté « officiellement » par les partis réactionnaires. Il s’est permis, mais la salle l’a chaudement applaudi, de donner quelques « conseils politiques » à ses collègues cheminots français. Instant émouvant, il leur a fait promettre de ne pas se laisse séduire par les sirènes mortelles du FN !

La parole étant donné à la salle, notre camarade JC Houseaux (4 camarades du PRCF étaient présents) a immédiatement pris le relai en confirmant le caractère complètement généralisé des attaques contre les classes populaires (transports mais aussi notamment santé et éducation), en saluant les luttes passées et en cours de la CGT et en stigmatisant l’UE dont la sortie, le « Frexit », est le seul premier pas possible efficace à faire pour « s’en sortir ». Un « Frexit » de gauche, progressiste, antifasciste, populaire et écologique.

Ces prises de position ont fait mouche à en juger par les applaudissements et les débats suscités, une fois la réunion finie, avec des membres du PG, avec des jeunes communistes venus de Marseille et d’Aix-en-Provence et avec Brian Pascoe lui-même (merci aux interprètes !). Bravo et merci au syndicat CGT cheminots de Miramas pour l’organisation de cette soirée revigorante !

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    Nord - Finances publiques : 74 suppressions d'emploi annoncées

    Source : correspondante locale du PRCF

     

    La Direction des finances publiques a annoncé 74 nouvelles suppressions d'emploi en 2017 pour le seul département du Nord , selon une information de l'intersyndicale Finances publiques du Nord.

     

    Les n négociations qui devaient se tenir à partir du 21 novembre ont tourné court. Une assemblée générale extraordinaire devait se réunir ce vendredi 2 décembre pour décider de la suite de la mobilisation.

     

    En effet, depuis le 8 octobre, les syndicats sont mobilisés pour réclamer l'arrêt des suppressions d'emplois et alertent les usagers sur la situation dramatique de l'ensemble des services. Des centaines de salariés se sont mis en grève depuis. Des cahiers revendicatifs pour chaque service ont été élaborés. La journée de grève du 15 novembre a montré la colère des salariés.

  • Une vague de licenciements économiques se profile

Source : Économie Matin

Les critères du licenciement économique viennent d’être assouplis : il sera désormais plus facile de supprimer des postes pour ce motif.

Les entreprises, petites et grandes, ont enfin obtenu leur graal : la liberté de licencier un salarié en CDI. Concrètement, il devient possible de licencier dès lors qu’une baisse significative des commandes ou du chiffre d’affaires est constatée. Si l’observation d’un délai d’un an de baisse continue s’impose aux entreprises de plus de 300 salariés, ce délai diminue suivant la taille de l’entreprise, allant jusqu’à un seul semestre pour les entreprises de moins de 11 salariés

Mais la loi reste tout de même floue sur deux points. Aucune définition d’« évolution significative » n’y est donnée. D’autre part, le nouvel article du Code du travail stipule que cette cause de baisse d’activité « notamment » peut justifier un licenciement, laissant entendre qu’elle ne doit pas être la seule. En d’autres mots, le mystère demeure quant aux modalités réelles d’application de cette loi : il faudra probablement

Une tempête s’annonce

Ce qui est sûr, en revanche, c’est que les têtes ne vont pas tarder à tomber. Si la situation de l’ensemble de l’industrie et du secteur tertiaire ne laisse pas forcément pessimiste, la situation est en revanche bien pire que la moyenne dans certains secteurs et à certaines périodes. Par exemple, après une hausse de 27 % en mai 2016, le secteur des matériels du transport a enregistré une baisse tout aussi subite de son chiffre d’affaires en juin dernier (-18,9 %). Ou encore cette baisse de 17,9 % du chiffre d’affaires dans la cokéfaction et le raffinage, observée sur le dernier trimestre 2015 et certainement dû à la chute des cours du pétrole. De telles baisses d’activité, justifieront-elles des licenciements dits économiques ? Les mois qui suivent donneront sans doute un élément de réponse.

Carrefour Quimper : "Le travail du dimanche doit rester exceptionnel"

Source : Ouest France

Samedi, la CGT hypermarché a mené une action à Quimper (Finistère), pour informer le public et les salariés de la volonté de la direction de généraliser le travail du dimanche matin toute l’année. « Nous sommes contre l’idée d’ouvrir les hypers tous les dimanches en dehors des jours d’ouverture exceptionnelle qui induise des salaires majorés de 300 %, les dimanches 11 et 18 décembre », explique Michelle Laurent, déléguée syndicale.

Samedi, la CGT hypermarché a mené une action pour informer le public et les salariés de la volonté de la direction de généraliser le travail du dimanche matin toute l’année. « Nous sommes contre l’idée d’ouvrir les hypers tous les dimanches en dehors des jours d’ouverture exceptionnelle qui induise des salaires majorés de 300 %, les dimanches 11 et 18 décembre », explique Michelle Laurent, déléguée syndicale.

Réunion le 8 décembre

« Une troisième réunion se tiendra le 8 décembre sur l’accompagnement du travail le dimanche matin. La notion de volontariat se transformera vite en une obligation, sans majoration salariale, ce que nous ne voulons pas pour les salariés. »

Un jour de repos commun revendiqué

La CGT revendique le droit à un jour de repos commun pour tous les salariés, le choix du dimanche permet à chaque famille de se retrouver. « Ces modifications de rythme de travail impactent aussi les entreprises partenaires, nettoyage et sécurité, dont les directions mettent déjà la pression pour satisfaire à ce travail supplémentaire. »

Conditions d'emploi

L’ouverture chaque dimanche matin obligerait aussi les commerçants de la galerie marchande à suivre le mouvement et modifierait les conditions d’emploi de leurs salariés.

 

Procès Costes-CGT : les ex-Métallos appelés à se réunir jeudi devant le tribunal d’Agen

Source : Sud ouest

 

Le tribunal doit se prononcer jeudi sur l’appel formulé par la CGT et le NPA suite à la relaxe, cet été, du député pour ses propos reconnus diffamatoires à leur égard "Vous avez un certain nombre d’individus, la CGT, le NPA, je pèse mes mots, des alcooliques et des voleurs, qui ont fait de l’usine une zone de non-droit […]." Prononcée en 2015, cette phrase avait conduit le député-maire de Fumel, Jean-Louis Costes, à la barre du tribunal correctionnel pour répondre de diffamation suite à une plainte commune de la CGT et du NPA, défendus par Me Laurent Bruneau.

Lors de l’audience, en juillet, le tribunal agenais reconnaissait que les propos tenus par Jean-Louis Costes relevaient bien de la diffamation publique puisqu’ "ils portent atteinte à la considération et l’honneur de la CGT et du NPA ". Toutefois, prononcés dans l’intérêt général d’un débat public et dans le cadre de fonctions électives, le tribunal avait estimé qu’ils "n’excèdent pas la liberté d’expression" et décidé de prononcer la relaxe de Jean-Louis Costes.

Les ex-métallos CGT de l’usine ainsi que le NPA avaient rapidement réagi et annoncé leur intention de faire appel de cette décision. Le procès doit se tenir jeudi à 13 h 30. Ce lundi, le syndicat CGT lance un appel à la mobilisation des salariés licenciés de MetalTemple Aquitaine en 2014 et 2015, ainsi qu’aux citoyens solidaires, dès midi devant le tribunal.

Bien-être au travail à l'hôpital : la CGT refuse de signer l'accord

Source : La Nouvelle république

Le 16 novembre dernier, l'hôpital de Blois a signé un accord avec la CFDT pour améliorer le bien-être au travail (lire notre édition du 22 novembre) qui se résume en quatre points : promouvoir la qualité des relations sociales au travail ; développer une culture du respect ; maîtriser le rapport au temps et développer la transmission des savoirs et l'accompagnement au quotidien. Malgré avoir participé à la mise en place de l'accord, la CGT a refusé de le signer, dénonçant « une suite de grands principes énoncés », lance Thierry Fromont, secrétaire de la CGT de l'hôpital de Blois et aide-soignant en psychiatrie. « L'élément majeur qui explique notre refus de signer est qu'il n'est pas question des conditions de vie au travail mais de qualité de vie, c'est différent. Pour une bonne qualité de vie au travail, il faut d'abord de bonnes conditions », souligne-t-il.
Face aux heures supplémentaires, aux congés maladie ou maternité qui ne sont pas remplacés, Thierry Fromont considère que « rien n'est réuni en termes de bien-être et de bonnes conditions pour les agents au travail. Tous les secteurs sont concernés, de la blanchisserie aux Ehpad. L'encadrement aussi qui doit gérer une organisation au jour le jour. Le personnel est stressé, dans l'incapacité de prévoir sa vie privée, les relations se tendent ». Pour conclure, la CGT « ne pouvait pas signer un accord sur la qualité de vie au travail dans de telles conditions. Cela laisserait penser que tout va bien, et ce n'est pas le cas, des choses sont à revoir ».

Arjowiggins : la CGT refuse l’idée du démantèlement du site

Source CGT

La CGT le répète : par tous les moyens, elle empêchera le démantèlement de la papeterie Arjowiggins, à Wizernes. Le syndicat attend beaucoup d’un rendez-vous programmé mi-décembre. Et tracte, d’ici là, sur le marché de Saint-Omer, samedi 10 décembre.

La Poste : manifestation à l'appel de la CGT

Source : La Nouvelle République

Le syndicat CGT de La Poste appelle les postiers à se mobiliser, jeudi 8 décembre, devant la poste centrale de Châteauroux, pour dénoncer « les choix politiques et économiques qui ne peuvent plus durer : les directions de La Poste continuent le massacre, aussi bien à la distribution qu'au Réseau ou à la Banque postale ».
« Au réseau, nous apprenions dernièrement la décision unilatérale de l'éclatement de La Poste en région Centre sur les départements voisins. En effet, le Cher, l'Indre et le Loir-et-Cher seront rattachés au Loiret ; l'Indre-et-Loire ira vers le Maine-et-Loire et l'Eure-et-Loir vers la Normandie, détaille La secrétaire générale de la CGT PTT Indre, Angélique Bury. Cette politique aura pour conséquence une nouvelle vague de fermetures de bureaux, à l'exemple de ce qui était prévu pour Châteauroux - Saint-Christophe » – fermeture finalement suspendue.
Angélique Bury fait aussi état des inquiétudes dans le secteur du courrier : « Les derniers transferts de la distribution sur Argenton ou Valençay se sont déroulés dans des conditions déplorables pour tous, provoquant un mal de vivre (heures supplémentaires non payées, tournées non faites, manque crucial de personnel…) »

 

 

La CGT proteste contre un licenciement « brutal » à Eau de Paris

 

Source l'Humanite

 

Le syndicat organisait ce mardi un rassemblement de soutien à Freddy Zannier, ex-délégué CGT licencié après 30 ans de service.

Le syndicat CGT d’Eau de Paris, l’établissement public industriel et commercial (EPIC) en charge de la gestion des eaux de la capitale depuis la remunicipalisation décidée en 2008, appelait ce matin à un rassemblement devant le siège dans le 13e arrondissement, pour protester contre le licenciement « brutal » d’un collègue et réclamer sa réintégration. Agé de 50 ans, Freddy Zannier, ancien élu CGT employé depuis 30 ans comme « technicien usagers abonnés » chez Veolia puis Eau de Paris, a été licencié le 15 novembre dernier pour une série de griefs que le syndicat juge infondés.

« La direction lui reproche sans preuve d’avoir quitté le travail plusieurs fois avant l’heure, et de créer un climat de tension dans son service, dénonce Henri Bousquet, qui siège pour la CGT au conseil d’administration de l’EPIC. Il y a un an Freddy a eu une altercation avec son supérieur et a écopé d’une mise à pied de trois jours, mais dans son service, ses collègues ont témoigné qu’ils ont de très bons rapports avec lui ». Le militant replace ce licenciement dans un contexte de pression sur les effectifs, qui sont passés selon lui de 943 à moins de 900 depuis 2012, alors que de nouvelles missions échoient aux agents. « Le cas n’est pas isolé, il y a eu quatre licenciements en quelques mois, et beaucoup de ruptures conventionnelles et de démissions », pointe le syndicaliste. La direction reproche également une baisse d’activité à M. Zannier, mais celui-ci explique souffrir de problèmes de dos et faire l’objet de restrictions médicales lui interdisant d’effectuer par exemple des descentes dans les égouts. « Quand j’ai été convoqué à l’entretien, j’y suis allé seul car je m’attendais à de simples reproches, pas à un licenciement », raconte-t-il, mettant cette sanction « disproportionnée » sur le compte de son engagement syndical et son incapacité médicale. L’ex-délégué CGT a reçu le soutien de Jean-Noël Aqua, élu communiste de la Ville de Paris et administrateur d’Eau de Paris, qui juge le dossier bien « léger » pour un licenciement.

Une troisième rencontre avec la direction, aujourd’hui, n’a pas permis de faire bouger les lignes. « C’est un salarié avec qui nous avons des difficultés depuis plusieurs années, nous avons mené des démarches disciplinaires progressives mais nous constatons plutôt une aggravation de son comportement, justifie Olivier Autret, directeur général d’Eau de Paris, qui reproche au technicien des « absences injustifiées et une dégradation de la relation avec sa hiérarchie, ainsi qu’un refus d’exercer certaines tâches ». Et de souligner que « 24 personnes seulement sur 900 ont suivi le mouvement de grève ».

la CGT croit en un autre avenir industriel

Source : la Dépêche du Midi

«L'industrie française n'est pas un paillasson sur lequel on vient faire du fric, comme le pensent les fonds de pension américains»... C'est devant le site historique de l'entreprise de sous-traitance aéronautique Latécoère, rue de Périole, à Toulouse, que les militants de la CGT venus de toute la région, avaient choisi de se réunir symboliquement, hier matin, «pour dire qu'il est encore possible de construire un autre avenir industriel». À l'appel de la fédération de la métallurgie, Il y avait là des salariés des entreprises Ratier, Labinal et bien sûr du groupe Airbus, touché, lui aussi, par des licenciements, avec en prime la visite surprise des infirmières de la clinique de l'Ormeau de Tarbes, venus témoigner de l'occupation quelles sont en train de mener. «À l'heure où même la riche filière aéronautique connaît restructurations et licenciements et où une négociation cruciale s'est engagée pour une convention collective Source : la Dépêche du Midinationale unique pour tous les travailleurs de la métallurgie, il est urgent de se mobiliser», ont expliqué les manifestants qui se sont ensuite rendus, en début d'après-midi, devant la chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Toulouse, rue du Languedoc. Le cortège a finalement fusionné avec la manifestation des pompiers qui se déroulait à la même heure, mettant pas mal d'animation (et de bouchons) dans le centre-ville. Florent Costes, le délégué CGT de Latécoère en a profité pour faire le point sur son entreprise. «Les candidats au plan de départs volontaires, avaient jusqu'à hier pour se manifester et nous attendons la réunion de comité de groupe vendredi», a-t-il expliqué, toujours opposé au plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qui prévoit la suppression notamment de 156 postes, «alors que le chiffre d'affaires de Latécoère qui s'établit à 497,20 millions d'euros, et en progression de 39 M€ sur un an». La CGT a annoncé que cette première journée d'action serait suivie d'autres initiatives.