invalides-ordonnances-27-juin-2017

C’est par milliers que pour l’ouverture de la session parlementaire les travailleurs s’étaient rassemblés à l’appel des syndicats (, …) devant l’assemblée nationale ce 27 juin. Pour refuser la casse du que veut conduire de la façon la plus brutale, totalitaire et antidémocratique au cours de l’été. En effet, le président veut effacer d’un trait de plume, par , sans même un débat au parlement, le , et plus particulièrement le CDI, le contrat de travail, les conventions collectives et l’ensemble des droits protégeant les travailleurs contre les licenciements abusifs. Ces ordonnances, pour lesquels le pouvoir fait mine de mener une concertation, sont en fait déjà écrites. C’est que leur contenu est dicté par le MEDEF et imposé par l’Union Européenne : de fait les ordonnances qui sont la poursuite de la , une XXL comme le dénonce la CGT, sont la traduction des GOPE, le programme réel du gouvernement écrit et imposé par la Commission Européenne.

Ce 28 juillet, le gouvernement va déposer en conseil des ministre la loi d’habilitation pour les ordonnances. Chacun peut ainsi constater – quoi qu’en disent certaines états majors syndicaux attentistes – qu’il n’y a en réalité pas de concertation sociale, encore moins de négociation. Dans la foulée, le projet de loi serait validé avant la moitié du mois de juillet par des députés gaudillots de LREM avec le soutien sans doute des députés de droites (PS / LR) pour une ratification parlementaire le 20 septembre. Le coup de force prémédité pour écraser les travailleurs.

Le but du gouvernement – et on peut s’étonner par exemple que la direction de FO, Jean Claude Mailly dont on sait qu’il est encarté au PS en tête face mine de l’ignorer – est clair : c’est de finir de mettre les accords d’entreprises au-dessus des accords de branches et du Code du travail. C’est de faire sauter le contrat de travail et en premier lieu le CID et les droits collectifs des travailleurs en intégrant les salaires, les contrats de travail et les motifs de licenciement qui seront sortis du périmètre de la loi et soumis à la dictature directe du patron. C’est également fixer un plafond pour les indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif, assouplir les règles en matière de licenciements pour les grands groupes et leurs filiales ou encore faire sauter le CDI… Permettant ainsi au patronat de renforcer le dumping social du tous contre tous, tout  en assurant aux patrons voyous la possibilité de virer sans difficulté, rapidement et à moindre frais les salariés qui oseraient se défendre. Par exemple les syndicalistes. C’est une véritable guerre anti sociale qui est déclarée.

Force est de constater que devant les évidences, le front syndical est en train de se former, A la dernière minute, FO a rejoint le rassemblement du 27 juin devant l’Assemblée nationale. Gageons que les travailleurs sans attendre leurs états majors syndicaux sauront prendre leurs responsabilités et faire un vrai front populaire, un front social tous ensemble et en même temps, pour lancer la résistance.

27 juin 2017 : Des milliers à Paris pour stopper la casse du #codedutravail

“Arrêtons Toutanmacron”, ” c’est pas au patronat, c’est pas au MEDEF, c’est pas à l’UE, de faire la loi, la vraie démocratie elle est ici” voici quelques uns des slogans entendus au sein d’un rassemblement dynamique et motivé réunissant plusieurs milliers de travailleurs devant l’Assemblée Nationale ce 27 juin. A noter la présence remarquée de militants du PRCF, dont les drapeaux ont pu être vu dans les reportages diffusés par BFM TV.

Tandis que plus de 5000 manifestants étaient mobilisés à Paris, des manifestations avaient également lieux dans plusieurs villes de France. Car la résistance aux euro ordonnances et à la loi travail XXL de monte dans tous le pays. Il est vrai que les sondages le démontrent, une large majorité des Français, rejettent les ordonnances et la casse du code du travail, une nette majorité déclare également soutenir tous mouvement social qui se leverait pour barrer la route à , à l’UE et au MEDEF et défendre les droits des travailleurs.